Cinq questions que les directeurs financiers devraient se poser pour optimiser la croissance

Le département financier doit constamment s’adapter aux nouvelles mesures de réglementation comme la globalisation des échanges, l’émergence des risques commerciaux et financiers ou encore, la volatilité des marchés. Les infrastructures régulatrices et financières internationales sont également des éléments à prendre en compte dans les évolutions. Découvrez les cinq questions que doit se poser la DAF pour mieux anticiper ces changements.

1. Ai-je la visibilité nécessaire sur mon activité ?

L’accès aux informations financières de l’entreprise est désormais plus accessible notamment grâce aux téléphones et tablettes. Les directeurs financiers peuvent consulter les tableaux de bord et avoir accès aux chiffres clés provenant de TMS (systèmes de gestion de trésorerie) ou d’ERP (planification des ressources d'entreprise).

En ce qui concerne la trésorerie, les positions de liquidités varient selon les devises. Cependant, le périmètre couvert n’intègre pas l’ensemble des filiales du groupe. Les directeurs financiers se basent sur le principe de Pareto : un effort de 80 % est nécessaire pour terminer les 20 % du travail restant. Cette approche n'est plus rationnelle avec les nouvelles dynamiques de croissance, la globalisation et la volatilité du marché. Les 20 % de travail restant augmentent rapidement de 25 à 30 % selon la dynamique des marchés. Les solutions de gestion de trésorerie dans le cloud proposées par Kyriba permettent à la DAF de mieux gérer les finances et d’avoir une vue globale sur les risques et les liquidités afin de bien maîtriser son activité.

 

2. Quelle est ma situation financière réelle ?

Un manque de visibilité globale sur les liquidités entraîne des conséquences sur les bénéfices, les revenus et la compétitivité de l’entreprise. Le coût de financement global augmente considérablement lorsque les excédents de trésorerie de certaines filiales ne permettent pas de financer les découverts d’autres entités d’un groupe. Les grandes multinationales bénéficient d’une palette de solutions de financement plus larges et d’un accès à la liquidité plus simple. Cependant, les conséquences peuvent être importantes pour les ETI ayant plus de difficultés à se financer et à trouver de la liquidité à des conditions acceptables. Les lignes de crédit sont souvent utilisées afin de financer le fonds de roulement au lieu d'être investies dans la croissance. Il est essentiel de mettre en place une gestion saine de sa trésorerie afin d’optimiser ses ressources financières et maitriser ses coûts.

 

3. Ai-je suffisamment intégré la notion de risque dans ma gestion quotidienne ?

Une bonne visibilité de ses ressources financières permet de bien gérer le risque financier. Certains grands groupes ont observé une diminution de leurs marges en raison de pertes de change malgré un service de trésorerie compétent et bien équipé avec de bons systèmes de trésorerie. Ces risques impactent la réputation mais aussi la valeur de cotation en bourse. Avoir une visibilité à 100 % sur les expositions aux risques ne signifie pas de les couvrir à 100 %. Un accès complet aux informations permet aux trésoriers et directeurs financiers de gérer ces risques répondant à la politique requise par la gouvernance interne de l'entreprise.

 

4. Comment puis-je tirer profit des liquidités « piégées » ?

Les liquidités dites « piégées » ou ne pouvant pas être échangées ou transférées à l'extérieur des frontières représentent une réelle contrainte pour les entreprises opérant dans des marchés réglementés.

L’objectif étant fixé à 100% de visibilité, la visibilité sur ces soldes reste aussi importante que les soldes dans les devises ou les pays plus accessibles. Il est possible de gérer les soldes de trésorerie dans le pays grâce au financement des passifs ou de la croissance. Dans certains pays, les taux d'intérêt et les devises peuvent être plus élevés que les devises plus négociables, ce qui permet ensuite de se procurer des revenus pouvant ensuite être utilisés afin de financer la croissance. De nombreux directeurs d'entreprise sont conscients du problème des liquidités « piégées » mais ignorent que ces liquidités peuvent être liées à un « cash pool » notionnel ou à un plan d'optimisation des intérêts permettant de compenser les déficits à l’échelle régionale. Les législations qui empêchent l'échange ou le transfert sont en évolution. Jusqu'en 2014, la Chine était souvent considérée comme un exemple de pays dont le RMB était « piégé » sur son territoire malgré la possibilité de bénéficier de prêts internationaux inter-sociétés. Les soldes RMB détenus sur le territoire peuvent être désormais inclus dans des pools régionaux ou internationaux, soit, une excellente proposition pour la gestion des liquidités et le financement de la croissance.

 

5. L'entreprise peut-elle être plus rentable ?

Beaucoup d’entreprises se globalisent par le biais de fusions et acquisitions. Les cessions font également partie des éléments importants dans la stratégie de croissance d'une entreprise. La valeur des fusions et acquisitions n’est pas seulement liée à la capacité de créer de nouveaux flux de revenus mais aussi à l’optimisation des synergies financières et opérationnelles. La fusion d’entreprise est une opération complexe en raison de la diversité des structures, des technologies et du reporting. Cependant, la valeur de l'acquisition peut être limitée sans investissements suffisants permettant d’intégrer et d’harmoniser les systèmes et les données disponibles. C’est pourquoi, il est difficile d'évaluer une entreprise à vendre sans avoir une visibilité complète sur les liquidités et l’exposition aux risques financiers. La DAF doit alors faire preuve de prudence, ce qui peut réduire la valeur potentielle d'une vente.

 

La fin de la loi des 80-20

Les 80 % d’efforts sont désormais en déclin grâce aux systèmes qui sont mis à disposition des directeurs financiers. L’utilisation des outils technologiques permet d’identifier, de réunir et de présenter les soldes et expositions de manière efficace. Tout est géré et maintenu par des experts pour l'intégration de données de plusieurs systèmes et les propriétaires de données.

La DAF peut ainsi prendre des décisions pertinentes au niveau opérationnel et stratégique afin d’optimiser la compétitivité et la croissance. Avec une meilleure visibilité sur ses créances, il est possible de mettre en place des programmes de financement de créances pour optimiser son fonds de roulement tout en libérant les lignes de crédit. La fiabilité des informations par-rapport aux positions de liquidités et d’expositions fournies par le service de trésorerie peut être essentielle pour le directeur financier s'il s'agit de préparer le plan d’acquisition d'une entreprise pour un client potentiel. En outre, le manque de visibilité peut entraîner une perte de confiance et la prise de décisions incertaines, ce qui peut ralentir la croissance de l'entreprise.

Veuillez soumettre le formulaire pour accéder au média :

2020-09-15-08-29-22